KENNETH HOWARD…Le père du pinstriping

Le créateur de Von Dutch, Kenneth Howard, fut le pionnier dans les années cinquante de la customisation des voitures et des motos.

Né en 1929 et fils d’un célèbre peintre d’enseignes et d’orfèvrerie du sud de Los Angeles, il trouve un emploi de mécanicien à l’âge de 15 ans et  commence alors à customiser les vélos de l’atelier où il travaille.

Selon l’expression américaine « aussi têtu qu’un hollandais », il est surnommé Von Dutch – Dutch signifie Hollandais en anglais.

Dans les années 50, l’homme qui avait pour passion de customiser des vélos et motos, se met à travailler sur des voitures et connut un tel succès que toute l’Amérique se pressa dans son atelier pour se faire peindre sur leurs engins des langues de feu, des animaux étranges et les fameuses flying eyeballs qui sont aujourd’hui la signature de Von Dutch .

Son art est aussi appelé le pinstriping, qui consiste à appliquer de très fines lignes de peinture ou d’autres matériaux, à des fins artistiques et décoratifs.

Selon Von Dutch, le « globe oculaire volant » a son origine dans les cultures macédonienne et égyptienne il y a environ 5000 ans.

Un symbole qui signifie «l’œil dans le ciel sait ».

Kenneth Howard s’est approprié ce symbole et l’a modifié en y ajoutant des ailes car, fervent croyant de la réincarnation , pour lui, le flying eyeballs représente les vies antérieures observant nos actes du présent.

Le peintre a même eu l’honneur de créer des motos pour le film « La Grande Evasion » avec Steeve Mac Queen, ainsi que dans « L’Equipée Sauvage » avec Marlon Brando.

A la fin de sa vie, Von Dutch passa ses derniers instants dans un vieux bus aménagé, derrière un entrepôt en Californie, où il vivait selon le minimum vital, refusant une vie confortable et superficielle. Anticonformiste, il souhaitait s’éloigner de la société de consommation mais également de sa notoriété et de l’argent, afin de vivre simplement. Il gagnait certes bien sa vie mais ne souhaitait pas changer sa façon de vivre et son quotidien pour autant.

Comme il le disait : « Je mets un point d’honneur à rester à la lisière de la pauvreté. Je n’ai pas un seul pantalon qui n’ait pas de trous, je n’ai pas besoin d’argent. La vie est une lutte. Avoir beaucoup d’argent ne fait pas disparaitre le combat, ni l’angoisse ; ça rend au contraire les choses plus compliquées. Si vous restez pauvre, la lutte est plus simple. »

Après la mort de Kenneth Howard en 1992, ses filles vendent la marque à Michael Cassel et Bobby Vaughn, et retrouve une popularité qui perdure, grâce à de grands noms tels que Madonna, Mike Tyson et Bill Clinton que l’on voit porter du Von Dutch.

C’est Christian Audigier qui relance la marque et la remet au goût du jour, avant de la quitter en 2004.