TERROT…histoire d’une marque mythique

TERROT, c’est avant tout un phénix qui renaît de ses cendres.

Une marque d’élite qui aura soutenu l’Armée Française sur le terrain pendant la deuxième guerre mondiale.

Des motos qui, près de 60 ans après l’arrêt de leur production, continuent de fasciner un public de connaisseurs, d’esthètes et d’amoureux des deux roues.

Petit retour vers le futur, en 1887 exactement : Charles Terrot fonde l’entreprise de construction d’engins mécaniques éponyme, à Dijon.

1887

Les modestes ateliers édifiés par Charles Terrot sur l’ emplacement actuel des usines, rue André-Colomban à Dijon, furent d’ abord affectés à la construction de métiers circulaires à tricoter.

1890

Trois ans plus tard, la fabrication de bicyclettes commence

1899

La fabrication se diversifie avec la production de quadricycles à moteur, des voiturettes à deux places en 1900, des motocyclettes en 1902 puis des voitures à moteur Ballot de 1910 à 1914. Déjà, avant la première guerre mondiale, la marque TERROT était l’une des plus réputée.

1913 : retour d’essai dans la cour de l’usine du prototype de la IX. Au volant, Ernest TERROT, neveu de Guillaume Duttlinger, le directeur.

1922

Sous la direction de M. Alfred Vurpillot (directeur général de 1921 à 1933), les établissements TERROT prospèrent et en 1922, la société rachète la licence MAGNAT-DEBON.

1928

TERROT est le premier constructeur français de deux-roues. Les 250 cm3 et 350 cm3 TERROT fabriquées à Dijon sont les motos françaises les plus vendues et il s’en écoulera jusqu’à 600 000 exemplaires.

1934

Edmont Padovani (futur père de la 125) rejoint TERROT comme pilote et la marque remporte cette même année les 24h du bol d’or.

1939-1945

Au début de la deuxième guerre mondiale, la participation à l’effort de guerre fait repartir la production.

1947

Après la guerre, la production reprend doucement et il faudra attendre 1947 pour voir apparaître la première 125, type EP (appelée ainsi en l’honneur de son concepteur Edmont Padovani).

1956

1956 est l’année du réveil avec le retour de Padovani à la tête du bureau d’études et la conception de nouveaux modèles. Mais il est trop tard, la concurrence des voitures d’occasion, le renforcement du code de la route moto ont raison de la marque qui sera absorbée par Peugeot en 1960.

Aujourd’hui

20 000 motos TERROT sont toujours en circulation grâce aux valeurs de solidité, fiabilité et de qualité qui ont fait la réputation de la marque TERROT.

Ces marques comme Terrot, appelées ‘sleeping beauties’ ou ‘belles endormies’, sont des marques qui ne sont plus actives sur le marché mais qui conservent un potentiel de création de valeur lié à leur histoire.

C’est vibrant de faire revivre par le biais du Textile et de l’Accessoire en version 2018 une vielle marque française.

De travailler sur la réalité augmenté était un vrai challenge.

La start up Perpignanaise Icmsoft nous a permis de réaliser ce pari fou de digitaliser toute la collection qui permet avec l’application Terrot (que l’on peut télécharger sur son smartphone ou Android) de scanner les designs de la marque et de rentrer dans son univers à travers des vidéos qui vous sautent à la figure comme une boîte de Pandore

— FREDERIC CERVELLON

TERROT, LES GRANDES MARQUES NE MEURENT JAMAIS