HARRINGTON…A travers les générations

Lorsque l’on parle d’Harrington, il est impossible de ne pas parler de l’entreprise qui est à l’origine de cette veste mythique : Baracuta.

Fondée en 1937 par James et Isaac Miller à Manchester, l’entreprise Baracuta produit essentiellement des imperméables.

Les frères Miller décident cependant de produire leur propre marque, Baracuta. Expert en vêtements imperméables et désireux de devenir des golfeurs accomplis, ils créent des tenues adaptées à la pratique du golf, dont le G9 Jacket, où G représente le mot “Golf”.

En effet, le modèle du blouson G9 a initialement été conçu pour la pratique du golf. On le voit par la forme des poches latérales, inclinées et profondes, pour y mettre les balles. De même, les manches ne possèdent pas de coutures au niveau des épaules, ce qui permet de bouger avec aisance.

Blouson imperméable, court et doté de sa fameuse doublure en tartan, il est inspiré du style British.

Reconnaissable entre mille, il s’impose aux Etats-Unis dans les années 50 lorsque les frères Miller gagnent en notoriété et que de grands noms portent la marque. Elvis Presley le portera en 1958 dans le film “Kid Creole” ainsi que James Dean et Frank Sinatra.

Son succès s’est révélé dans les années 60, dans la série culte américaine Peyton Place, où Ryan O’Neal, incarnait le personnage de Rodney Harrington. Son blouson était une caractéristique à part entière de son personnage. Le blouson fut donc renommé Harrington.

L’Harrington jacket est porté par la jeunesse de l’époque, ensuite détourné et porté par les Mods, un mouvement britannique d’un style rock’n’roll. Ces jeunes renvoient une image de liberté, de vie festive et d’un goût prononcé pour la musique et la danse, sans oublier d’accorder un soin tout particulier à leur apparence.

En 1963, Steve Mc Queen fait la couverture de LIFE avec une veste Harrington G9, qu’il portera à nouveau en 1968 dans le film “L’affaire Thomas Crown”.

Bien que sa popularité ait toujours été très forte, Harrington a connu un renouveau dans les années 70, 80 et 90 en trouvant son chemin dans d’autres cultures musicales notamment avec les Clash et le mouvement Punk.

En 1985, Harrington devient une marque déposée française.